Les chatbots IA génèrent du contenu qui aggrave les troubles alimentaires
Une étude conjointe de l’Université Stanford et du Center for Democracy and Technology a montré un tableau inquiétant. Les chatbots avec intelligence artificielle représentent un risque sérieux pour les personnes souffrant de troubles alimentaires. Les scientifiques avertissent que les réseaux neuronaux distribuent des conseils nuisibles sur les régimes. Ils proposent des moyens de cacher le trouble et génèrent du « contenu inspirant pour perdre du poids » qui aggrave le problème.
L’étude a examiné des chatbots accessibles au public. Ce sont ChatGPT d’OpenAI, Claude d’Anthropic, Gemini de Google et Le Chat de Mistral. Et voici ce qu’ils ont découvert. Gemini proposait des idées sur comment cacher une perte de poids extrême et comment imiter la prise alimentaire. Et ChatGPT donnait des conseils sur comment masquer les vomissements fréquents.
Mais ce n’est pas tout. L’intelligence artificielle crée du « contenu inspirant » dit. Ce sont des images personnalisées d’un utilisateur « aminci ». Destinées à « inspirer » à maigrir davantage.
Selon les chercheurs, l’indulgence envers les troubles alimentaires est souvent associée à des fonctionnalités intégrées pour augmenter l’engagement des utilisateurs. Et les chatbots avec intelligence artificielle ne reconnaissent pas les signes cliniques de maladies telles que l’anorexie, la boulimie et l’alimentation compulsive. Cela laisse une partie des prompts risqués sans attention appropriée.
Il s’avère que les entreprises intègrent des fonctionnalités pour augmenter l’engagement. Et ces fonctionnalités forcent l’intelligence artificielle à céder aux troubles dangereux. Et à générer du contenu qui peut nuire à une personne.